jeudi 22 mai 2008

Le président de l'Assemblée nationale du Gabon: la résolution 1813 "donne largement raison" au Maroc


La résolution 1813, adoptée dernièrement par le Conseil de sécurité de l'ONU sur la question du Sahara, "donne largement raison" au Maroc, a affirmé mercredi le président de l'Assemblée nationale (première chambre du Parlement) du Gabon, M. Guy Nzouba Ndama.

"La patience et la flexibilité du Maroc ont fini par payer comme l'atteste la résolution 1813 qui donne largement raison au Maroc", a affirmé M. Nzouba Ndama lors d'un entretien avec l'ambassadeur du Maroc à Libreville, M. Ali Bojji.

Il a salué la "sagesse" qui a toujours guidé la démarche du Maroc pour résoudre la question du Sahara, se disant convaincu que cette voie "finira par prévaloir".

Après avoir rappelé les conséquences désastreuses de la division et de l'émiettement sur l'avenir de l'Afrique, le président de l'Assemblée nationale du Gabon a réitéré le soutien permanent de son pays au Maroc pour parachever son intégrité territoriale, insistant sur la "dimension idéologique" du conflit du Sahara, hérité de la guerre froide qui sévissait dans le monde à partir des années 70 du siècle dernier.

"Je suis heureux que le Conseil de sécurité ait adopté la résolution 1813 et partage la satisfaction du Maroc", a-t-il dit.

L'ambassadeur du Maroc a mis a profit cet entretien pour informer M. Nzouba Ndama des derniers développements de la question du Sahara, en particulier la résolution 1813 qui endosse l'appel au réalisme et à l'esprit de compromis lancé par le secrétaire général de l'ONU, M. Ban ki-moon, et son envoyé personnel, M. Peter Van Walsum.

Ce dernier avait insisté sur "la nécessité du respect de la réalité politique parallèlement au respect de la légalité internationale", affirmant que l'indépendance du Sahara est un objectif à la fois "irréaliste" et "irréalisable".

Il y a quelques jours, le président gabonais, El Haj Omar Bongo avait souligné que la résolution 1813 était "la meilleure" pour résoudre la question du Sahara, réaffirmant le soutien "ferme" et "constant" de son pays au Maroc et à la proposition d'autonomie comme solution à la question du Sahara.

Il s'est également félicité que la majorité des pays africains soutiennent le Maroc sur ce dossier.

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mardi 20 mai 2008

Des membres du Corcas dans une délégation des provinces du Sahara en visite aux Canaries


Une délégation des provinces du Sud du Royaume a entamé lundi, une visite aux îles Canaries, pour examiner les moyens de renforcer davantage les relations de coopération entre l'archipel espagnol et cette région du sud du Maroc.
La délégation est composée de M. Ahmed Dahi, membre du Comité central du Parti de l'Istiqlal (PI), Fala Bossoula, députée de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) à Laâyoune, Sidi Ahmed Mahmoud Terrouzi, président du conseil provincial de Boujdour et membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), et Ramdam Messoaud Larbi, membre du CORCAS et président de l'Association Sahraouie pour la Défense des Droits Humains (ASADEDH).
Les membres de la délégation ont eu un entretien avec le président de l autorité portuaire de Santa Cruz de Tenerife, M. Pedro J. Rodriguez Zaragoza, axé sur les moyens de renforcer les relations de coopération entre les deux régions voisines.
Cette réunion a été l'occasion pour les membres de la délégation marocaine de mettre en relief l'importance du projet d'autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le conflit du Sahara, projet qui a recueilli le soutien de la communauté internationale et qui est à même d'instaurer la stabilité dans la région, a indiqué à la MAP M. Ahmed Dahi.
A ce propos, la délégation marocaine a également rappelé les dernières déclarations positives faites devant le conseil de sécurité par l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations-Unies pour le Sahara, M. Van Walsum.
Selon les membres de la délégation marocaine, le président de l'autorité portuaire de Santa Cruz de Tenerife (de la Coalition Canarienne), s'est dit disposé à se rendre prochainement dans les provinces du sud pour établir des contactes avec les responsables locaux et examiner les opportunités de coopération et de partenariat entre le port de Santa Cruz et cette région du sud du Maroc.
Les membres de la délégation marocaine ont, de même, tenu une rencontre avec les représentants de la presse locale à Tenerife, au cours de laquelle ils ont mis en exergue les efforts déployés par le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour la consolidation de l'édifice démocratique.
La délégation rencontrera, mardi, les membres du groupe parlementaire socialiste et sera reçue par le président du parlement régional, M. Antonio Castro Cordobez, de la Coalition Canarienne (CC, au pouvoir).
Elle aura une réunion mercredi avec le chef du gouvernement autonome des Iles Canaries, M. Paulino Rivero Baute, et le maire de Santa Cruz de Tenerife, M. Miguel Zerolo, tous deux membres de la Coalition Canarienne.Les membres de la délégation marocaine se rendront par la suite à Las Palmas pour des entretiens avec des responsables locaux dans l'île de Gran Canaria.

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lundi 12 mai 2008

Le congressman Ellison promet de mener des investigations sur la situation dans les camps de Tindouf

Le Congressman Keith Ellison a promis de mener des investigations sur la situation humanitaire dans les camps de Tindouf et de faire tout ce qu'il peut pour aider les séquestrés et s'assurer que l'assistance humanitaire qui leur est destinée ne soit pas détournée.
S'exprimant à l'issue d'une rencontre jeudi au Congrès avec une délégation d'anciens séquestrés des camps de Tindouf, ayant rallié la mère patrie récemment, le Représentant démocrate du Minnesota a souligné que, d'après les récits qu'il venait d'entendre, "il semble que ces gens souffrent profondément"".
Le congressman, qui a salué le courage avec lequel les membres de la délégation défendent leurs droits et ceux des leurs, a indiqué que son bureau va examiner cette question de plus près et travailler avec eux pour voir comment les assister et comment superviser la distribution de l'assistance humanitaire.
Les membres de la délégation ""m'ont dit qu'il n'y a pas de liberté de mouvement dans les camps et que les gens qui y vivent sont soumis à des restrictions. Nous devons creuser pour plus d'information mais nous avons l'intention de les aider"", a-t-il dit.
"Nous allons faire tout ce que nous pouvons", a assuré le Congressman Ellison, avouant avoir été très touché par les témoignages qu'il venait d'entendre et par les souffrances décrites.
La délégation des anciens séquestrés des camps de Tindouf se trouve cette semaine en visite à Washington pour informer responsables, parlementaires et dirigeants d'organisations de défense des droits de l'Homme des conditions de vie inhumaines infligées aux populations dans les camps de Tindouf en Algérie et des détournements flagrants par le Polisario de l'assistance humanitaire qui leur est destinée.
Les membres de la délégation ont tenu une réunion, au département d'Etat, avec notamment des responsables chargés des affaires des organisations internationales, des droits de l'homme et des réfugiés.
A travers la narration de l'épreuve que chacun d'eux à traversé personnellement ou des situations dont ils ont été témoins du temps où ils se trouvaient dans les camps de Tindouf, les membres de la délégation des ralliés ont donné à leurs interlocuteurs un aperçu sur le triste sort des séquestrés qui attendent, ont-ils dit, que les Etats Unis et la communauté internationale réagissent face à ces souffrances, en oeuvrant pour améliorer les conditions de vie dans les camps et en s'assurant que tous ceux qui veulent les quitter puissent le faire sans craindre les représailles de leurs geôliers.La délégation des anciens séquestrés des camps de Tindouf, qui comprend Naba Deddah El-Meki, Naha Al-Salek Sidi, Al-Afia Hammidi, Salma Essalek et son époux Said Abderahman et Brahim Al-Selem, a tenu des réunions similaires avec d'autres congressmen ou leurs staffers, ainsi qu'avec des responsables de plusieurs ONG, dont ""Refugees International"".

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mardi 6 mai 2008

Le Sénégal se "réjouit" de la résolution sur le Sahara consacrant l'autonomie comme solution "réaliste"

Le Sénégal s'est "réjoui" de la nouvelle résolution de l'ONU sur le Sahara qui appelle les parties à faire preuve de "réalisme" et de "compromis", soulignant que cette résolution consacre l'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine comme étant la seule solution "durable" et "réaliste" à ce conflit. "Le Sénégal, pays ami et frère du Maroc, ne peut que se réjouir de l'appel contenu dans la résolution 1813 du Conseil de sécurité des Nations unies et qui endosse la recommandation du secrétaire général selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis", a déclaré le ministre d'Etat sénégalais aux Affaires étrangères, le Dr. Cheikh Tidiane Gadio.

Dans un entretien accordé lundi à la MAP, le ministre a relevé que l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, M. Peter Van Walsum, a mis un contenu "concret" dans cet appel au "réalisme" et au "compromis" en reconnaissant que "la seule solution durable et réaliste au conflit, c'est l'autonomie du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine.

"Telle est aussi, a-t-il dit, la solution réaliste retenue par les Etats-Unis qui ont affirmé sans ambages qu'un Etat sahraoui indépendant n'est pas une option réaliste et qu'une certaine forme d'autonomie sous souveraineté marocaine est l'unique voie réaliste pour résoudre ce conflit qui a duré trop longtemps".

Le Dr. Gadio a ajouté que son pays "note avec satisfaction" que le Conseil de sécurité des Nations unies s'est félicité des efforts "sérieux et crédibles" déployés par le Maroc pour aller de l'avant vers le règlement de la question du Sahara.

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté à l'unanimité, mercredi dernier, la résolution 1813 sur le Sahara endossant l'appel au réalisme et à l'esprit de compromis lancé par le secrétaire général et son envoyé personnel pour le Sahara.

M. Van Walsum avait en effet insisté devant le Conseil sur "la nécessité du respect de la réalité politique parallèlement au respect de la légalité internationale", affirmant que l'indépendance du Sahara est un objectif à la fois "irréaliste" et "irréalisable".

Réagissant à cette résolution, les Etats-Unis ont affirmé que l'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine est la seule solution réaliste pour résoudre la question du Sahara et que l'établissement d'un "Etat Sahraoui indépendant n'est pas une option réaliste".

"Un Etat Sahraoui indépendant n'est pas une option réaliste. A notre avis, une certaine forme d'autonomie sous souveraineté marocaine est l'unique voie réaliste pour résoudre ce conflit qui a duré trop longtemps", a déclaré le porte-parole du département d'Etat.
Saluant ces développements, le Dr. Gadio a indiqué qu'ils "marquent la fin de l'immobilisme et du surplace et augurent d'une détermination accrue de la communauté internationale à accompagner les parties au conflit vers la seule solution viable, durable et crédible qui protège les intérêts de tous les protagonistes", précisant que "cette solution découle de l'offre marocaine d'une large autonomie du Sahara dans le respect de l'unité et de l'intégrité territoriale du Maroc".
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jeudi 24 avril 2008

Des chioukhs de la région de Guelmim-Smara satisfait des déclarations de Van Walsum sur le Sahara occidental


Des notables et chioukhs de tribus sahraouies dans la région de Guelmim-Smara ont exprimé leur satisfaction à la suite des déclarations du représentant personnel du Secrétaire général de l'ONU, M. Peter Van Walsum dans la présentation de son rapport sur la question du Sahara devant le conseil de sécurité, selon lesquelles l'indépendance du Sahara "n'est pas une option réaliste".
Dans une déclaration à la MAP, M. Mohamed Ould Sid Bachir, membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), a indiqué que bien qu'elles ne constituent pas une surprise, les déclarations de M. Van Walsum vont dans le bon sens, adopté par les grandes puissances mondiales.
De son côté, M. Lamziliki Ali, président de la Commission des affaires extérieures et de la coopération au Corcas a affirmé que les déclarations du responsable onusien sont le résultat des efforts déployés par le Maroc à différents niveaux, notamment au plan diplomatique, et de sa foi en la légalité internationale pour défendre sa souveraineté sur ses provinces du Sud.
Il a également souligné que les négociations actuelles avec le Polisario ne devront mener à rien, étant donné que les séparatistes n'ont, en réalité, aucune autonomie de décision et demeurent totalement soumis à l'Algérie, formant le voeu que la position du Conseil de sécurité évoluera dans ce sens à travers l'adoption de résolutions qui consacrent la légalité internationale et sortent cette question de l'impasse.
M. Lamziliki a, par ailleurs, appelé la communauté internationale à oeuvrer pour lever le blocus imposé aux séquestrés de Tindouf dont la situation humanitaire ne cesse de se détériorer.
Pour sa part, Cheikh El Ouali Khairi, au nom de la tribu Rguibat Lbihat et président de la commune d'Amgala, a indiqué que les déclarations de Van Walsum ont dévoilé une réalité que connaissent bien les dirigeants du Polisario et ceux qui les soutiennent, même s'ils refusent de reconnaître cette vérité, à savoir la souveraineté historique, géographique et religieuse du Maroc sur ses provinces du Sud.
La seule issue à ce conflit artificiel autour du Sahara marocain, a-t-il dit, passe par l'initiative marocaine visant à accorder un statut de large autonomie aux provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté marocaine.

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mardi 22 avril 2008

M. Peter Van Walsum : L’indépendance du Sahara occidental n’est pas une option réaliste


L'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, M. Peter Van Walsum, a déclaré, lundi devant le Conseil de sécurité, que "l'indépendance du Sahara occidental n'est pas une option réaliste", appelant les quinze à recommander la poursuite des négociations en tenant compte de la réalité politique et de la légalité internationale.

"J'ai senti le besoin de réitérer cette conclusion que l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif réalisable", car il semble, a-t-il dit, que cette conclusion aurait été éclipsée durant les pourparlers de Manhasset alors même que ce constat, "aujourd'hui encore pertinent, se trouve à l'origine du processus de négociations en cours".

Dès le départ, a rappelé l'Envoyé personnel, dans un compte rendu dont la MAP a obtenu copie, "j'ai mis l'accent sur la nécessité du respect de la réalité politique parallèlement au respect de la légalité internationale", ajoutant que ce qui importe est de parvenir à un compromis entre les deux concepts.

"Je n'accepte pas l'idée selon laquelle la prise en compte de la réalité politique constitue une concession ou une capitulation", a-t-il poursuivi lors de ces consultations à huis clos.

Le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, avait, rappelle-t-on, invité, dans son dernier rapport, les parties à faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis.

Par ailleurs et dans une allusion claire à l'implication directe de l'Algérie dans le conflit du Sahara, M. Walsum attribue la persistance de l'impasse au fait que de nombreux pays trouvent assez confortable le statu quo du moment qu'il leur "épargne l'obligation de faire des choix pénibles, comme prendre parti pour l'Algérie ou pour le Maroc".

"La principale raison pour laquelle je trouve intolérable le statut quo est qu'il est trop aisément accepté, non pas seulement par des spectateurs non engagés des pays lointains, mais aussi par les partisans inconditionnels du Front Polisario, qui n'ont pas vécu eux-mêmes dans les camps, mais qui sont convaincus que ceux qui y vivent préfèreraient y rester indéfiniment au lieu d'opter pour une solution négociée en deçà de l'indépendance totale", a-t-il dit.

Evoquant le processus de négociations, M. Walsum a rappelé que les quatre derniers rounds de pourparlers n'ont pas permis d'engager de véritables négociations et que "le processus se trouve dans l'impasse en dépit d'un accord sur un 5ème round", estimant que "ce qu'il faut, c'est une orientation plus claire de la part du Conseil lui-même". "Si le Conseil ne peut faire un choix, les parties ne le peuvent pas non plus", a-t-il insisté.

Pour débloquer la situation, M. Walsum suggère ainsi au Conseil de sécurité de demander aux parties de réaffirmer leur accord de principe que "rien n'est convenu tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout".

Il propose également qu'à "titre provisoire (par exemple pour six à neuf mois) de retirer de l'agenda des négociations les deux propositions", de négocier, cette fois réellement, sans conditions préalables, mais sur "la base de l'hypothèse provisoire qu'il n'y aura pas un référendum avec l'indépendance comme option, et que par conséquent, l'issue sera forcément en deçà de l'indépendance totale".

En outre, poursuit-il, "le Conseil pourrait annoncer son intention d'évaluer le processus à la fin de cette période d'essai".

"Si, à ce moment, il (le Conseil) perçoit les contours d'une éventuelle solution politique, il peut décider de prolonger la période d'essai, sinon, le statu quo ainsi que les positions incompatibles des parties reprendront de facto", a-t-il dit.

Dans son dernier rapport, rendu public mercredi à New York, M. Ban Ki-moon a appelé les parties en négociations sur le Sahara au réalisme et au compromis.

Il a ainsi recommandé au Conseil de sécurité, sur la base du quatrième round des pourparlers et de l'appréciation de son Envoyé personnel, de réitérer l'appel aux parties "d'engager une phase de négociations plus intenses et portant davantage sur les questions de fond" et sans conditions préalables.

Les quinze devront se réunir une nouvelle fois le 29 avril courant pour adopter une résolution prorogeant le mandat de la MINURSO.

A l'issue du 4ème round des négociations sur le Sahara, en mars dernier, les parties se sont engagées à poursuivre leurs pourparlers à Manhasset à une date à déterminer d'un commun accord.
Des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie ont pris part aux quatre rounds des pourparlers, tenus sous l'égide des Nations Unies, conformément aux résolutions 1754 du 30 avril et 1783 du 31 octobre 2007 du Conseil de Sécurité.

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mardi 15 avril 2008

Journal panaméen : la proposition marocaine d'autonomie a enclenché une dynamique d’"alternative à l'impasse actuelle" au Sahara

L'initiative marocaine d'accorder une large autonomie aux provinces sahariennes a enclenché une dynamique en tant qu'"alternative à l'impasse actuelle" de ce dossier, a souligné le quotidien "La Estrella de Panama". Tout en mettant en exergue la dynamique imprimée au développement économique et social dans la région du Sahara, le journal rappelle, dans son édition de samedi, que le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé une résolution dans laquelle il a qualifié les efforts du Maroc de "sérieux et crédibles". Le journal rappelle aussi la création du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) "dirigé par des personnalités sahraouies", dans le but de promouvoir davantage un développement tous azimuts dans cette partie du Royaume.

Le quotidien panaméen évoque, d'autre part, deux alternatives: "prolonger un drame humanitaire qui n'a que trop duré dans les camps" de Tindouf, au sud de l'Algérie, ou "mettre fin au conflit, en mettant en oeuvre la proposition d'autonomie marocaine".

A propos de la menace brandie par les "séparatistes" de reprendre les armes, qui "contredît les principes de la négociation", le journal souligne qu'"en réalité, c'est l'Algérie qui a le dernier mot dans ce différend en tant que principal soutien financier et logistique du Polisario".
"La Estrella de Panama" rappelle, d'autre part, l'existence d'un "drame humanitaire", en évoquant la situation des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, dont la vie "semble être figée dans le temps".

"Les jeunes générations sont confrontées à davantage de précarité et au plus grand désespoir", déplore la publication, ajoutant que nombreux, parmi ceux qui ont survécu à la réalité de la vie dans les camps, ont préféré regagner le Maroc ou rejoindre les pays voisins ou l'Europe.

En revanche, poursuit le quotidien, "la majorité des chefs des tribus sahraouies n'ont pas quitté la région, au sud du Maroc, où ils sont témoins d'une réalité bien différente de celle prévalant dans les camps", soulignant que les habitants des provinces du Sud sont représentés par des élus aux niveaux municipal, provincial et au Parlement.

Les chefs des tribus soutiennent l'initiative marocaine d'autonomie parce qu'elle "garantit les droits politiques, économiques, sociaux et culturels, dans le cadre de la légalité internationale" et "accusent l'Algérie de retenir, contre leur gré, leurs proches et de les priver du bien-être économique et social dont ils jouissent au Maroc", souligne le journal.

Le quotidien panaméen se fait l'écho, par ailleurs, de la préoccupation de la communauté internationale des problèmes de sécurité dans la région et ce, écrit-il, "bien avant qu'Al Qaeda n'annonce l'unification de son commandement terroriste" au Sahel.

"Outre les bases terroristes", poursuit-il, cette situation viendrait également renforcer la contrebande, l'immigration clandestine, le trafic des êtres humains, de drogues et d'armes.

Le journal rappelle que la plupart des pays latino-américains, africains et asiatiques "plaident pour une solution politique au différend" du Sahara et que, dans une "démonstration de neutralité dans le processus de négociation", ils optent pour le gel ou le retrait de leur reconnaissance de la "rasd", au moment où l'Europe et les Etats Unis "se sont déclarés en faveur" de l'initiative marocaine.

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